Marche des fiertés nocturne

Marche des fiertés nocturne
vendredi 14 juin 17:00
Les Jeunes Insoumis·es Clermont-Ferrand, SOS homophobie Auvergne
Place Delille, 63000 Clermont-Ferrand, France
5 Place Delille, 63000 Clermont-Ferrand - Clermont-Ferrand

> 17H00-20H00
Marché associatif et artisanal, avec les organisations membres du Collectif Intersectionnel pour l'Emancipation LGBTI+ et des artistes et artisan·es queer et féministes clermontois·es

> 20H00
Départ en manifestation nocturne jusqu'à la Place de Jaude

> 22H00
AfterPride aux Grandes Tables de la Comédie concoctée par le Lip-sync Challenge, avec des performeur·euses d'exception !

> Communiqué d'appel

En juin 1968 avaient lieu les émeutes de Stonewall, soulèvement à l’origine de nos actuelles Pride. 55 ans plus tard, l’égalité réelle n’est toujours pas acquise, même au pays dit des droits humains.
Du plus jeune âge jusqu’à la retraite, les violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, sociales, économiques ou symboliques, planent au-dessus des personnes LGBTI+. Ces violences sont portées par les individus comme les institutions, et ont pour conséquence, bien souvent, l’isolement et la précarité.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une agression LGBTI-phobe tous les deux jours en France en 2022, des inégalités salariales qui grimpent jusqu’à 15%, ou encore le taux de tentative de suicide 4 fois plus élevé chez les jeunes LGBTI+ par rapport à la moyenne. En 2016, 19% des personnes LGBTI+ ont essuyé des remarques homophobes durant des consultations médicales. Quant aux mutilations subies par les enfants intersexes, elles sont encore monnaie courante malgré une avancée législative en 2021, visant à restreindre leur champ.

Ces inégalités ne disparaissent pas. Pire, elles progressent. Avec la casse des services publics, les personnes LGBTI+, déjà précarisé·es, subissent de plein fouet les baisses de moyens financiers et humains. Résultat : moins de possibilité de formation des personnels sur les questions spécifiques des publics précarisés et, de fait, un accompagnement insuffisant. Ajoutons à cela la diffusion des discours d’extrême droite qui sont repris par celles et ceux qui nous gouvernent, et qui participent à banaliser les actes LGBTI-phobes.
Cette année, les sénateurs et sénatrices LR choisissent de s’attaquer à nos droits, en voulant interdire toute forme de transition des mineur·es, voire des majeur·es jusqu’à 25 ans. Cette proposition de loi constitue une grave atteinte à la liberté à disposer de son corps et à choisir sa vie. Aux État Unis des séries de loi transphobes ont vu le jour. Il y a un an en Ouganda, la peine de mort a été établie pour “homosexualité agravée”.

L’ensemble des personnes LGBTI+, et plus globalement l’ensemble des populations doit s’en alarmer et se faire entendre. À chaque attaque sur nos droits, ensemble, faisons front ici et ailleurs !